Le magEncyclopédieComment lire une étiquette ?

Comment lire une étiquette ?

Déchiffrer les étiquettes de vin

L’achat d’un vin est un acte compliqué. On peut se sentir perdu devant le nombre de bouteilles qui promettent monts et merveilles. Aussi se rabat-on parfois sur la plus jolie bouteille ou sur l’étiquette la plus soignée. Aujourd’hui, le Club Français du Vin va donc vous révéler ce qui se cache derrière cette fameuse étiquette !

Un peu d’histoire. Il faut savoir qu’avant le XVIIIème siècle, le contenant principal du vin était le tonneau en bois. L’étiquette n’avait donc pas lieu d’être. Même l’arrivée de la bouteille en 1728 n’a pas eu l’effet escompté. Il a fallu attendre les années 1820 pour que certaines maisons de Champagne, les maisons Chanoine et Moët & Chandon, reconnaissent l’intérêt de l’étiquette. Elles s’en servaient notamment pour renseigner sur le contenu des bouteilles, mais également déjà pour se démarquer de leurs concurrents. Presque deux cents ans plus tard et après de nombreux changements, l’étiquette est devenue une véritable carte de visite du vin que nous allons vous aider à déchiffrer. 

Certaines mentions sont obligatoires et requises par des règlements européens. On en compte huit pour les vins tranquilles et neuf pour les effervescents.

  • La dénomination de vente réglementaire. Autrement dit, la catégorie du produit. S’agit-il d’un vin pétillant ou d’un vin tranquille ? Cette dénomination peut être remplacée par les termes AOP « appellation d’origine protégée », AOC « appellation d’origine contrôlée » ou IGP « indication géographique protégée ». Dans ce cas, il va falloir donner la provenance, ce qui donne Appellation Cahors Contrôlée par exemple.
  • La provenance. Elle sera indiquée soit en complément de la dénomination de vente (Vin de France) soit par une mention complémentaire (Produit d’Espagne). Cela est particulièrement important pour l’exportation.
  • Le Titre Alcoométrique Volumique Acquis (TAVA) exprimé en pourcentage par rapport au volume de la bouteille (ex : 12% vol.). Il existe une tolérance de 0,5% vol. La teneur en alcool donne également des renseignements sur la maturité du raisin. Un raisin mûr contient une forte proportion de sucre qui sera ensuite transformé en alcool. Le TAVA sera donc plus élevé.
  • Le volume nominal. Il permet d’indiquer la contenance de la bouteille (75cl pour une bouteille, 150cl pour un magnum, etc.). Elle peut être exprimée en litre, en centilitre ou en millilitre.
  • Le nom de l’embouteilleur. Il faut mentionner la personne physique ou morale qui procède ou qui fait procéder pour son compte à l’embouteillage. Son nom ou sa raison sociale et son adresse doivent figurer sur l’étiquette. Les formules consacrées sont souvent « Mis en bouteille par » ou encore « Conditionné par ».  
  • Le numéro de lot, qui est composé de chiffres et de lettre et souvent précédé par la lettre L. Il indique un ensemble de produits élaborés dans des conditions considérées comme identiques. C’est le meilleur ami du service qualité car il permet d’assurer la traçabilité des bouteilles.  
  • La présence d’allergène. Il faut prévenir les personnes souffrant d’allergies de la présence de dioxyde de soufre en indiquant sur l’étiquette « Contient des sulfites » dès que la concentration est supérieure à 10 mg/l. Il faut également mentionner les traces de dérivés de lait ou d’œuf.
  • Un message sanitaire. Les boissons alcoolisées doivent porter un avertissement sanitaire à destination des femmes enceintes préconisant la non-consommation d’alcool. Cet avertissement doit se trouver à proximité du TAVA. Il peut s’agir d’un pictogramme ou du message suivant : « La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant. »

 
Pour les vins effervescents, il faut également indiquer la teneur en sucre en utilisant les termes suivants : brut nature, extra-brut, brut, demi-sec, sec. Dernier élément obligatoire, cette fois uniquement pour les Champagne. Il faut indiquer clairement la catégorie professionnelle du producteur. S’agit-il d’un Récoltant Manipulant (RM), d’un Négociant Manipulant (NM), d’une coopérative de manipulation (CM), d’un récoltant coopérateur (RC), d’une société de récoltants (SR), d’un négociant distributeur (ND) ou d’une marque d’acheteur (MA) ?
D’autres mentions sont facultatives. Il n’empêche qu’elles peuvent apporter des indications utiles à l’acheteur. Nous n’allons pas dresser une liste exhaustive de ces mentions mais voici les principales :

  • Le Nom de l’exploitation viticole. La mention d’un nom de marque et d’une signature commerciale (logo) permet de se distinguer de ses concurrents et demeure le meilleur moyen de reconnaissance. Seuls les vins bénéficiant d’une Appellation d’Origine peuvent utiliser les termes « Château », « Maison », « Clos », « Cru », etc.
  • Les informations liées aux cépages. S’il s’agit d’un vin monocépage, il faut qu’au moins 85% du vin soit issu de ce seul cépage. S’il s’agit au contraire d’un vin d’assemblage, le vigneron doit s’engager à indiquer seulement les cépages utilisés dans le vin.
  • Le Millésime. S’il est mentionné, au moins 85% du vin doit être issu de raisons récoltés dans l’année considérée.
  • Les distinctions attribuées par un organisme officiel ou les médailles décernées lors de Concours. Elles permettent notamment d’orienter le choix des clients finaux.
  • Le nom et l’adresse du propriétaire récoltant
  • La méthode d’élaboration, le type d’élevage ou les informations sur les vendanges (ex : vin issu de la culture raisonnée, élevage en fût, vieille vigne,  vendanges manuelles, etc.)
  • Les Classements (Crus classés, Cru bourgeois, etc.)
  • La couleur du vin

 
 
 

Partager

Imprimer
Envoyer cette page à un ami

Votre panier est vide