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Tire- Bouchon

Un ami de tous les jours

« Pop ! » crie le tire-bouchon. « J’arrive ! », crions-nous alors à l’unisson. Si le bouchon à vis n’est pas à négliger, pratique lors de virées champêtres ou lorsque les forces viennent à manquer, il n’aura jamais le charme du bouchon de liège et son odeur envoutante.  

Avec le développement des bouteilles, au 18ème siècle, le développement du bouchon de liège allait suivre. Au début, il était de forme conique et dépassait du goulot. On pouvait le sortir avec des pinces, ou même à la main. Puis, pour des histoires de fraudes et de conservation, les bouchons devinrent cylindriques et s'enfoncèrent entièrement dans le goulot. L’invention du tire-bouchon devint alors de première nécessité !

« Tirez les premiers messieurs les anglais ». Damned, encore eux !

Alors que beaucoup étaient en train de passer des nuits blanches à contempler des bouteilles fermées sur des étagères, à Birmingham, en Angleterre, quelqu’un déposait tranquillement le brevet de l’une des plus grandes inventions de notre monde.
C’est donc en 1795, que le révérend Samuel Henshall déposa le premier brevet de tire-bouchon, directement inspiré du tire-balles, mèche vrillée, qui servait à nettoyer le canon des armes à feu (un révérend ? Coïncidence ? hum je ne crois pas !).

Depuis lors, de nombreux perfectionnements ont été ajoutés. Mais, le plus important dans un tire-bouchon, c'est la mèche. Elle doit être suffisamment longue, avec un rayon d'hélice suffisamment grand, pour bien s'enfoncer dans la masse du liège.

Les différents modèles de tire-bouchons

Le modèle en T est le plus simple, mais il exige un certain effort physique et remue la bouteille, ce qui est déconseillé pour les vins qui présentent du dépôt.
Le couteau de sommelier, avec son bras de levier, évite justement d'agiter la bouteille. Mais il faut fournir un certain effort.
Les modèles à cage, dont les bords s'appuient sur le goulot, sont faciles à utiliser. Les modèles avec une vis sans fin, style screw-pull, sont très faciles à utiliser. En revanche, ils traversent systématiquement le bouchon, alors percé de part en part.
Il existe également un modèle sans mèche, mais avec deux lames. On fait glisser les lames entre le verre et le bouchon et l'on tire délicatement en tournant. Le bouchon n'est pas percé, c'est là tout l'intérêt de ce système. Ce modèle est particulièrement recommandé pour les vieilles bouteilles, dont les bouchons, usés par le temps, pourraient commencer à se désagréger.
 

Pense bête : n’oubliez pas de retirer la capsule !

On coupe la capsule en appuyant la lame du couteau sur ou sous la bague, de façon à obtenir une coupure droite et nette. Dessus ou dessous ... cela dépend des écoles de sommellerie et ce n'est pas très grave. Par contre, il est très important que le vin n'entre pas en contact avec les bords de la capsule lors du service du vin. Elle risquerait de lui communiquer un goût métallique. Une fois le bouchon retiré, on essuie l'intérieur du goulot avec un linge fin.
 
On enregistre aujourd’hui plus de 350 brevets uniquement sur des dérivés du tire-bouchon. Chers collectionneurs, vous n’en avez pas fini ! Ou devrais-je dire : helixepomaphile (du grec « elix » pour « hélice », « pwma » qui « sert à boucher » et « pilos » qui « aime ») ou pomelkophile (toujours du grec « pwma » qui « sert à boucher », « elkein » pour « tirer » et « pilos » qui « aime »).

A vos tire-bouchons, vissez ... tirez !

 

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