Le magOenotourismePremiers pas au Grand Tasting

Premiers pas au Grand Tasting

Il faut une première fois à tout

C’est ma première fois et comme pour chaque première fois elle s’accompagne d’une sensation étrange entre la crainte et l’excitation.
Le réveil sonne, c’est parti pour le marathon de la dégustation.

J’enfile une tenue correcte mais confortable, professionnelle mais pas mazo et vérifie pour la 200e fois que j’ai bien mon billet d’entrée et les 10euros pour la caution du verre. Carrousel du Louvres nous voilà.

Je passe récupérer mon verre et mon carnet de dégustation. Il est 10h30 je retrouve mon équipe au premier stand, une ligne de départ en quelque sorte.
Stratégie intéressante que celle de commencer doucement et surement en privilégiant l’élégance et le goût. Je me rends compte que j’ai fait un faux départ quand,  pensant commencer tranquillement par les blancs délicats de chez Laroche, je vois mon verre se remplir du noir sombre et puissant des Cahors de Rigal. « C’est bon mais c’est chaud ! ». Très jolie découverte, un voyage au travers des terroirs et une vraie franche réconciliation avec des Cahors tout en finesse et en puissance.
Vient le tour de la maison Antoine Moueix (Bordeaux) et son célèbre Saint-Emilion Grand Cru, Château Capet Guillier 2012 fidèle et rassurant.

Sur le chemin des italiens nous tombons nez à nez avec le stand de Dauvergne et Ranvier, impossible de résister au Côte Rôtie, Sélections parcellaires Face Sud 2012 en rouge toujours. Nous continuons donc tranquillement vers la Toscane où nous attend le domaine Podere Il Carnasciale fière de son invention : le Caberlot. Un nouveau cépage, croisement du cabernet et du merlot. On y retiendra un bon IGT Toscana, Il Caberlot 2010, fin et animal mais aussi et surtout une incroyable huile d’olive. Oui oui, l’huile d’olive aussi se déguste.

Un crochet par les champagnes, la maison Philipponnat et son Clos des Goisse nous donne des envies d’évasion.
L’appétit bien ouvert nous décidons d’accompagner notre repas de deux petits verres, un de Chablis premier cru, Les Vaudevey de chez Laroche (blanc) et un du Domaine le Pive de chez JeanJean (rosé), après tout c’est aussi très agréable de prendre le temps.

Puis nous revoilà partis sur les rouges dont les étonnants mono cépage de Sarda-Malet, les Bandols du Château Pibarnon et les Galets Roulés d’Ogier.

Tous ces excellents vins commencent à avoir raison de mon palais ! Qu’on me donne du rond, du léger, du fruit ! Je file faire une pause du côté des corses et savoure tranquillement l’IGP rouge, Terra Vecchia du domaine Clos Poggiale. Réconciliée j’en profite pour redéguster toute la gamme. La ligne d’arrivée est encore loin mais peu importe, les tannins peuvent revenir je n’ai plus peur.

Quelle bonne idée de ne pas avoir abandonné en route. Le Chambolle-Musigny 1er cru, les Chabiots 2011 d’Albert Bichot me laisse sans voix.
Au virage suivant, la Cave de Tain ou la valse des Hermitages. Du Grand classique 2010 en passant par le Gambert de Loche 2010 pour finir par l’Epsilon 2007. La vallée du Rhône dans toute sa splendeur.

Il est 17h30, j’aperçois enfin la ligne d’arrivée. Une dernière note de fraicheur avec le Côtes de Provence Sainte Victoire de Gassier et je peux enfin déposer les armes.

Je quitte le salon le cœur léger, les jambes en coton et mon carnet rempli de nouvelles idées et de cadeaux pour les fêtes. J’espère que nous aurons l’occasion de nous croiser l’année prochaine au Grand Tasting ou au Salon des Vignerons Indépendants. N’hésitez pas à nous raconter votre expérience et vos trouvailles ! Nous avons hâte de découvrir avec vous la sélection 2015 !
 

Partager

Imprimer
Envoyer cette page à un ami

Votre panier est vide